Ici les nuits commencent très nettement à se rafraîchir. L’autre soir, alors que je m’étonnais de ressentir une sentation de froid, je suis allé chercher mon petit thermomètre porte-clefs… Lui qui m’avait accompagné jusqu’au fin fond de l’Écosse, sous d’autres températures, affichait maintenant 24-26 degrés ! Et effectivement, on commence à avoir froid quand les températures chutent à ce point…

Le matin c’est pire encore, vers 7 ou 8 heures on est à 22 degrés, plus ou moins. Ca va se rafraîchissant, si bien qu’à la fin de ce mois on devrait en être juste au-dessous des 20 degrés le matin ! Ça caille ! D’ailleurs les gens ici ne s’y trompent pas : l’un de mes étudiants nigériens, par exemple, arrive le matin à mon cours avec une doudoune, vous savez, ces trucs un peu rembourrés qu’on met quand il fait moins de 5 °C :-)

Morale de l’histoire : j’ai un peu peur de revenir en France fin janvier, si déjà j’ai froid autour de 25 degrés… Moi ce qu’il me faut, c’est du bon 40-42, comme d’habitude ici vers deux heures de l’après-midi (c’est encore le cas en cette période de l’année).

Tiens, tiens, à Rennes en ce moment, mon ami meteo.fr me dit que c’est 8 degrés le matin à 7 heures et 12 au plus fort de la journée… :-\

Bonjour à tous,

Je me rends compte (subtilement poussé par des gens qui comptent pour moi) qu’à part de jolies photos je ne vous en ai pas dit énormément sur mon quotidien ici… Alors je vais essayer de réparer ça en postant, pour une fois, un article qui sera plein de texte décousu mais exempt de photos.

Bon, ben je suis toujours logé dans une case de passage de l’université, c’est très confortable. Depuis le départ de Mohammed El Kahoui en fin de semaine dernière, j’y vis seul… Ou plutôt je devrais, puisque j’ai eu le plaisir (gasp!) de me farcir ces derniers jours ce mec imbuvable qu’est le dénommé Rodrigue, étudiant en géologie dont j’ai déjà dit du mal ici alors je vais ne vais pas en rajouter. Simplement, il ne paie pas sa nourriture et attend qu’on le nourrisse, ne boit pas, etc. Bref, un mec louche, n’est-ce pas ? Il devrait cependant me laisser tranquille à partir d’aujourd’hui, incha Allah.

Oui, ça me permet de rebondir sur le thème de la laïcité en théorie et en pratique. En théorie, le Niger est un pays laïque. Les textes de loi sont censés protéger les différents cultes et les membres du gouvernement, par exemple, ne devraient pas afficher leur appartenance religieuse. Enfin on peut lancer un long débat sur les différentes interprétations possibles du concept de laïcité, mais ce n’est pas mon propos. Le fait est que le Niger est, de façon très nette, un pays à majorité musulmane. On trouve dans les rues des abris aménagés avec au sol un tapis et au plafond un simple toit pour protéger les croyants de la pluie, et ce sont des lieux de prière utilisés lors des 5 prières quotidiennes. On remarque aussi quelques églises chrétiennes, adventistes du septième jour et compagnie, comme un peu partout en Afrique malheureusement. Personnellement, je vis non loin de la mosquée de mon quartier, donc je bénéficie des appels du muezzin… Les gens en général sont très croyants ici.

A part ça, deux personnes travaillent pour le compte de l’université à faciliter la vie aux gens qui viennent comme moi en mission ici : le cuisinier, Diara, prépare les repas lorsque je désire manger à la maison. Je lui file de quoi acheter les denrées nécessaires et il prépare, de main de maître. A part ça, nous avons Issoufou, gardien de nuit très sympa, qui a plus ou moins mon âge et avec qui je partage le repas du soir à la maison. On discute aussi pas mal, c’est un gars bien (vous avez vu, je découpe le monde en deux classes, “gars bien” vs “gars pas bien”. Pour le moment je n’ai mis que R. dans la deuxième catégorie :) ).

Bon, je reprends ma rédaction après une journée d’enseignement assez remplie : 3h de cours d’initiation à Linux pour des néophytes complets ce matin, et 1h30 d’anglais cet aprèm. Mes étudiants sont sympa, ça se passe plutôt bien. En plus on a approximativement le même âge, ce qui fait que j’ai droit à quelques tutoiements de temps en temps :-) C’est d’habitude assez rare entre “profs” et “élèves” dans ce coin du globe.
Ah oui, une chose d’importance : la nourriture :-)
Depuis mon retour de Cotonou j’ai pris l’habitude de manger à l’extérieur le midi et à la maison le soir, avec les bons petits plats que Diara me prépare. Au début (et jusqu’à très récemment), il avait l’habitude de nous faire plutôt des trucs “à l’européenne”, donc avec des ingrédients qui sont relativement chers sur le marché local pour une nourriture pas vraiment dépaysante. Ca fait partie des arguments, en plus de celui d’avoir le souci de lui laisser son week-end tranquille, qui m’ont poussé à examiner les solutions en termes de restauration rapide et locale dans le voisinage direct de ma case… Il faut que je vous dise que j’habite juste derrière la gare des mini-bus qui desservent Torodi et plus loin, à 80 km environ, la frontière avec le Burkina. C’est typiquement le genre de lieux où l’on trouve des jeunes et des moins jeunes, qui travaillent la journée à bourrer des mini-bus de passagers et de denrées en tout genre, et le midi ils sont contents de pouvoir manger un truc bon préparé par une femme qui se transforme aux heures de repas en bonne maman et en fée des casserolles pour tous les gens du coin.

Donc c’est dans ce genre de situation que j’ai pu goûter, ce samedi midi, au “dembou” (peut-être dit-on “dombou”, je ne suis pas trop sûr). Il s’agit d’une semoule très fine qu’on fait avec du maïs (des variantes existent à base de mil ou de sorgho). Cela se rapproche un peu du fonio, pour ceux qui connaissent. On sert ça avec des haricots ou bien du “kop’to” (qui veut dire “feuille” en haoussa) : il s’agit de petites feuilles qui ont un goux légèrement doux-amer.

En fait ce plat “c’est de la pure balle”, tout simplement. J’en mange quasiment tous les jours, pour 200F CFA il y a largement de quoi faire. Le samedi l’euphorie de ma découverte gastronomique m’a fait avaler 300 CFA de dembou, après je suis allé digérer en faisant une petite sieste à la maison…

Donc voilà, le midi je mange souvent au bord de la route, on peut manger de la viande grillée sans choper de trucs malsains (en tout cas ça ne m’est pas arrivé), puisque le bétail est nombreux ici et qu’il n’y a ni problèmes d’approvisionnement ni problème de stockage, donc à partir du moment où c’est bien cuit c’est OK.

Ah oui, pour ce qui est de la tenue vestimentaire, ceux qui me connaissent savent que ma tenue d’été “classique” s’articule autour d’un short “Air Jordan” noir, assez ample (c’est un short long façon rappeur baggy pour les personnes normales, pour moi c’est juste un peu en dessous des genoux). Il ne m’a pas quitté, rassurez-vous, je le porte presque tout les jours. Ca m’a valu une remarque d’un étudiant congolais tout à l’heure, qui disait qu’il ne se souvenait plus de m’avoir vu en pantalon. Mais vous-mêmes savez que quand il fait 53 degrés au soleil je porte un pantalon blanc à fines rayures verticales qui m’a été offert par ma soeur ;-)

Bon je vous laisse pour aujourd’hui, jen ai assez dit, et je rentre à la maison (il est 19h30, le campus est plongé dans l’obscurité, l’éclairage public c’est pas encore ça ici…)

Allez, je vous aime bien alors comme promis, bien que je n’ai toujours pas d’APN, je vous sors de mon stock quelques photos de coucher de soleil sur le fleuve Niger…

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Salut à tous,

Je suis de retour à Niamey, après le colloque en informatique auquel j’ai assisté à Cotonou. La capitale béninoise est toujours aussi surpolluée, je n’y suis resté que quatre jours mais ça me suffit !

On discutait récemment de la qualité de feu mon Nikon Coolpix L3, les gens le trouvaient si bien qu’on me l’a volé à Cotonou (disons que je l’ai laissé dans une salle assez fréquentée par les participants du colloque et que l’on ne me l’a pas restitué). On va donc faire une pause temporaire dans l’alimentation de ce blog en images fraîches, le temps que je trouve le moyen de me procurer un appareil de substitution. En attendant, je peux vous faire profiter de tout un tas de photos prises et non publiées, par exmple de belles photos de girafes ou des vues du fleuve Niger depuis le Grand Hôtel :

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Vite fait, je poste une ou deux photos, mon laptop sur le capot du 4×4 (wifi oblige), avant mon départ cette nuit pour Lomé

A bientôt !

dscn9699.jpg en route

Sur la deuxième photo ce sont mes deux comparses et moi-même, en route pour aller voir les girafes : le blanc-bec c’est Rodrigue, étudiant en géologie pas très intéressant, et l’autre c’est Mohammed El Kahoui, prof de géométrie algébrique à l’université de Marrakech. Un mec bien, lui.

Je vais quand même vous mettre d’autres jolies photos (j’ai des problèmes pour uploader depuis le Togo, donc ça attendra, désolé) :

Hello,

Il ne faudrait pas croire que je passe ma vie à me balader dans le pays et à voir des girafes (comme ç’a été le cas ce samedi, vous aurez bientôt de très belles photos sur le sujet). En effet, à part ça je travaille à la fac, comme prévu. En ce moment même, les étudiants du DEA de mathématiques sont en train de plancher sur un test d’anglais que je leur ai concocté, histoire de savoir où ils en sont question compétences en langue.

A part ça, j’ai déjà donné quelques cours de LaTeX aux étudiants en thèse, et j’installe petit à petit des machines sous Linux (sous Knoppix Math, avec plein de logiciels de maths pré-empaquetés dedans, tous libres, évidemment) pour les mettre à disposition des étudiants.

Enfin, je pars ce mercredi pour le CARI, à Cotonou. A bientôt !

Cet arbre majestueux méritait bien un article à lui tout seul…

baobab baobab

Ce week-end, donc, nous avons été à Doutchi (plein est à partir de Niamey, près de la frontière avec le Nigeria, maintenant que vous avez la carte dans la petite boîte “Pages” sur la droite) et dans les environs, par exemple à Lougou. Je vous raconterai peut-être tout ça en détail un peu plus tard, pour l’instant il vous suffit de savoir que j’y allais avec l’ONG Tarbiyya Tatali, et que nous avons traversé des paysages magnifiques.

Parce que dans ce cas les photos en disent plus que tout ce que je pourrais écrire, je vous laisse admirer un petit florilège, pêle-mêle…

4x4 basirou+radiateur lougou lougou sculpture.jpg lougou cattle_battle.jpg boeufs.jpg

Salut à tous,

On m’a récemment demandé des nouvelles de la météo ici. Je fais un premier post pour y répondre de manière précise, après un week-end chargé en aventures et en belles images qui ont imprimé ma rétine pour longtemps. Je vais essayer de vous faire partager quelques-unes de celles-ci dans les heures qui viennent, donc patience…

On était donc ce week-end à Dogondoutchi, une ville à quelques centaines de kilomètres à l’est de Niamey (je vais essayer de mettre une nouvelle page sur ce blog avec une carte du pays, pour que vous voyiez de quoi je parle lorsque je cite telle ou telle ville). Il y a fait assez chaud, mais finalement pas beaucoup plus qu’à Niamey cette semaine. Le truc c’est que là-bas il y avait un thermomètre, ce qui m’a permis de mesurer quelques températures.

Donc, en début d’après-midi (c’est quand même le moment le plus chaud de la journée), on avait 35 degrés à l’intérieur de la maison, c’est-à-dire “au frais”, 38 degrés à l’extérieur mais à l’ombre, et pour ce qui est de la température au soleil, je vous laisse constater ci-dessous…

un simple pot de fleurs... pas mal !

Décidément, on est partout chez soi quand on aime les 21. C’est la première que je vois ici… Comme les 21 ne sont pas courantes dans la région (elles sont trop peu sobres pour plaire à la clientèle locale), je vais peut-être pouvoir recenser toutes celles de Niamey en trois mois ! Spéciale dédicace aux copains ;-)

Première 21 : une Nev'

Du 3 au 9 novembre, je serai à Cotonou (Bénin) pour l’édition 2006 du Colloque Africain sur la Recherche en Informatique (CARI). Il s’agit d’une conf qui a lieu tous les deux ans, dans une capitale africaine.

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